Double peine

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Comme si en devenant féministe nous prenions une petite carte, un sourire agréable, l’aisance nécessaire pour défendre la cause et surtout : comme si nous devenions prof.

Tu ne me crois pas ? Très bien, alors à toi de me prouver
par des chiffres que j’ai tout faux plutôt que d’exiger un cours magistral.

Ici Nepsie, pas du tout à l’aise avec l’argumentation sur un sujet aussi sensible que cela.

Des bisous, et bon courage à tous.

51 réflexions au sujet de « Double peine »

  1. laetitis

    Même si la définition du féminisme est pour l’égalité de tous, j’aurais préféré, comme toi à « tes débuts » pouvoir parler d’égalitarisme. Parce que c’est vrai le mot féminisme fait peur et rend mal (je sais pas comment expliquer ça, mais c’est assez réducteur je trouve comme terme) Sinon je suis plutôt d’accord avec toi sur les points du féminisme mais malgré tout je continue d’être passive et de rester en arrière sur ce sujet.

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    1. Nepsie Auteur de l’article

      Il fait peur quand on ne le connait pas, je suis d’accord parce que j’ai été effrayée moi-même.
      Après je dois avouer que ça m’a moins fait peur que les inégalités découvertes ici et là 😀

      Peut-être que ta position évoluera en tout cas mais j’avoue que ce n’est pas toujours facile d’assumer.

      Bon courage !

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    2. fafa

      Égalitarisme ça ne fait qu’une partie du féminisme, la partie qui veut les mêmes droits que les hommes
      , or nous ne sommes pas des hommes, et une autre partie du féminisme revendique des droits spécifiques (féminisme essentialiste); qui prend en compte nos spécificités.

      Vouloir à tout prix effacer les différences entre êtres humains les nier c’est ça la base du racisme:/:sexisme.

      Tout est dans la façon de faire plus juste avec ces différences.

      Donc non à égalitarisme (oui à égalité).

      Oui a des droits qui prennent en compte le fait qu’on ait un utérus et des seins (d’oupeuvent sorti des nouveau êtres humains et de quoi les nourrir) et que on puisse avoir envie ou non, de s’en occuper sans qu’on ai des reproches ou des carrières fichues en l’air.

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  2. Skeletons

    Cela fait un petit moment que je lis ton blog en mode sous marin, et cette note me touche vraiment car c’est exactement ce que je ressens…

    Je suis féministe et avant tout égalitariste, et j’essaie au mieux d’agir en accord avec ma pensée, parfois même je suis obligée de me « disputer » avec des amis quand ils apprennent que je suis « féministe », comme si c’était une honte et que je devais me justifier ! Vraiment je ne vois pas où est le mal et ce genre de réaction m’attriste (tout de suite on y rattache les femen, et les remarques fusent « je ne te pensais pas comme ça », « tu n’as pas l’air hystérique pourtant » etc…).

    Bref ce n’est pas vraiment le même débat ici mais en tout cas je me sens moins seule grâce à ta note 🙂

    Et sinon j’adore ce que tu écris/dessines sur ton blog, ta manière de penser… je m’y retrouve parfaitement !

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    1. Nepsie Auteur de l’article

      Ben c’est bien gentil tout ça, merci !
      Bon courage alors pour la suite parce que c’est vrai que ce n’est pas facile. A force de voir des gens sensibilisés et n’appartenant ni aux chiennes de garde, ni aux femens cela changera le regard des gens sur le féminisme ? 😉

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  3. Hirofzesun

    Pour le mot « féminisme », je n’aimais pas non plus l’employer au début et je préférais aussi « égalitarisme » ou « anti-sexisme ». Et j’ai écouté le podcast de Navo sur le féminisme. Il a été beaucoup décrié mais de mon point de vue d’homme qui n’était pas forcément bien renseigné sur le féminisme, ça a été un bon point de départ. J’y ai notamment compris l’intérêt d’employer le mot « féminisme » : depuis toujours, tout ce qui est féminin a été dévalorisé ou a eu une connotation négative, et c’est pour ça que c’est important que le féminin et donc « féminisme » soit représentatif de cette cause positive.

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    1. Nepsie Auteur de l’article

      Salut Hirofzesun !

      Tiens, j’ai pas écouté le podcast parce que j’avais justement pas envie de donner mon avis ( 😀 ) mais ça titille ma curiosité. Merci pour ton message, j’irai écouter ça !

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      1. Jean Jean

        Mais qu’est ce que cela implique concrètement dans la vie de tous les jours ? Moi dans l’état, j’ai pas l’impression que le mâle monopolise le pouvoir et l’autorité.

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        1. Le Vilain

          Un effet du patriarcat ?
          La majorité des patrons de grosses boîtes ? Des hommes. La majorité des politiques ? Des hommes. En fait, la majorité de ce que l’on appelle des « décideurs » est composée d’hommes.
          A un autre niveau, on pourra constater que par exemple ce sont bien souvent les femmes qui décèdent sous les coups d’un conjoint plutôt que l’inverse.
          Même dans les mots, on retrouve l’influence masculine — en droit, ne parle-t-on pas du « bon père de famille » (bonus pater familias) pour désigner la norme comportementale ?

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          1. Jean Jean

            Aaaaaaah Nous y voilà.

            1) J’approuve le constat, concernant les hommes politiques et les patrons du CAC40.

            MAIS, vous ne croyez pas qu’à l’heure d’aujourd’hui les mentalités ont déjà -en partie- très largement évoluées ?

            Je veux dire par là que les générations qui arrivent après 1948 (pour la Belgique) voient de + en + de femmes dans les conseils d’administrations et sur les bancs des parlements/conseils municipaux.

            De plus, étudiant à HEC, je peux affirmer que la proportion Homme/Femme dans l’amphi est à peut près de 50/50. Vous n’allez pas oser me dire que ces nanas qui sont pour la plupart absolument brillantes vont finir technicienne de surface, vendeuse en boucherie ou esthéticienne.
            [ Tout en gardant à l’idée qu’il n’y a pas de sot métier. Je n’ai aucun préjugé là dessus.]

            Il faut laisser le temps aux générations de s’installer, de grandir, et d’arriver à ces postes clés. Et c’est déjà en marche. Rien qu’en y pensant 1 minutes, j’ai déjà pas mal d’exemples de femmes – et non des moindres – qui me viennent à l’esprit.

            2) Bon pour ce qui est des violences conjugales.

            Le fait que ce soit les femmes qui se font battre ne me semble pas entièrement être lié « au pouvoir et à l’autorité » de l’homme, mais bien au fait que si Nepsie et moi nous engagions dans un match de boxe. A moins que son vrai nom soit Claressa Shields ou qu’elle soit une habituée du ring, je lui mettrais une vraie dérouillée. Je pense que c’est principalement lié à notre physique qui est bien différent. Si le rapport de force était inversé, j’imagine que ce serait nous qui risquerions de nous faire éclater.

            Attention que je ne légitime en rien la violence faite au femme ou même la violence tout court. J’adhère tout à fait à l’idéologie: « Tu bas ta femme, et ben t’es pas un homme. »

            A mon humble avis, les faits de violence conjugale sont vraiment liés aux mœurs et à l’éducation. Il ne me viendrait franchement jamais à l’idée, même dans un accès de colère, de cogner sur ma compagne. Ici aussi, laissons le temps aux nouvelles générations -dont nous faisons partie- de grandir et de devenir adulte.

            Ces générations qui ont été biberonnées à l’égalitarisme, au multiculturalisme,… et à tout ces « nouveaux » concepts dans nos sociétés occidentales.

            Je pense sincèrement qu’il faut garder à l’esprit que nous restons des humains et que le « progrès » et l’évolution des consciences se fait de génération en génération, qu’on ne peut pas y aller à marche forcée. C’est une maladie de la gauche/de notre société actuelle de vouloir aller trop vite.

            3) L’argument des termes juridiques, du code civile, etc …. C’est comment dire …. futile comparé au 2 points précédents.
            Surtout qu’ici, on s’en tamponne des termes utilisés. C’est de l’esthétisme. L’essentiel n’est il pas que les textes et donc le contenu du code évolue pour tendre vers + d’ « égalité » et de justice ? Ce qui est le cas, en fait.

            Au fait, pas la peine de mettre le feu au blog. Si on s’engage sur la voie du militantisme pour faire évoluer les consciences, on ne s’adresse pas qu’aux personnes qui sont d’accord avec nous, sinon ça sert à rien. Mais on essaye aussi et surtout de parler aux gens qui semblent sceptiques et distants par rapport aux thématiques qu’on aborde.

          2. Nepsie Auteur de l’article

            Bonsoir Jean Jean.

            Comme dit dans la note je n’ai ni l’envie ni le temps de t’apprendre la vie. Si tu es sceptique, mon rôle n’est pas de te faire prendre conscience du sexisme et de la nécessité du féminisme.

            Vu tes études et ton milieu je te pense assez grand pour faire des recherches toi-même. Je n’ai personnellement pas envie de mal dire des choses qui ont été dites dix mille fois auparavant.

            A propos du progrès, lorsque l’on est en dehors on peut effectivement penser que cela suit son cours. C’est oublier qu’il y a cependant des victimes et des gens qui se sont battus pour en arriver là et n’ont pas attendu que cela se fasse tout seul.

            Concernant la violence enfin, j’ai beaucoup de mal avec les choses dites comme ça et j’aimerais ne pas être ciblée dans ce genre d’exemple.

            Merci.

          3. Jean Jean

            Salut.

            Non, en effet je n’ ai pas besoin de toi pour m’apprendre la vie. Et c’est tant mieux.
            😉

            Sérieusement, ce qui m’a fait réagir, et qui m’a pousser à taunt comme je l’ai fait c’est que j’ai le sentiment que les porteurs du féminisme ont, aujourd’hui, cette fâcheuse habitude de minimiser les progrès qui ont été faits. Dans chacun des exemples posté par le Chauve, des progrès notables ont déjà été faits. La situation a déjà très bien évolué et la subordination de la femme à l’homme qui existait toujours au siècle dernier tend à disparaître.

            [Je dis bien « tend à disparaître » et pas « a disparu ».]

            Je ne me sens pas « agressé » par le constat qui est fait. Pourquoi le serais-je ? Je me dis juste que ce constat est biaisé, volontairement ou non. Et qu’en cas de contradiction, on tombe dans l’hystérie et le dédain le plus total.

            Ah au fait. Pour clore le débat. Concernant mes études et mon supposé »milieu sociale », je vois qu’il n’y a pas que les partisans du FN qui ont des préjugés, qui font des amalgames et des généralités.
            Devrais-je avoir honte de m’être battu et d’avoir fait des sacrifices pour en arriver là ? Je ne crois pas.

          4. Nepsie Auteur de l’article

            Non Jean Jean, personne n’oublie ce qui a été fait : c’est pour cela qu’on continue tous à se battre. Il serait bête de relâcher les efforts et que notre génération se contente d’attendre sagement que l’évolution continue.

            Ni hystérie ni dédain là dedans 🙂

            Concernant ton milieu social je parlais à propos de ce que tu écrivais ici. Jamais je ne suis venue remettre en cause tout cela. Personne ne te jette la pierre à propos de ton parcours puisque personne ici ne le connait. Je ne vais pas m’aventurer à te juger sur des suppositions.

          1. Bonhomme

            @Jean Jean
            Les théorie féministes extrémistes diront que si il y a une différence de corpulence entre les hommes et les femmes, c’est parce que l’homme a volé à la femme les protéines nécessaires au développement de sa masse corporelle, et ceux dès la pré-histoire, ce qui a modifié le code génétique du développement au fur et à mesure de l’évolution de l’espèce humaine.
            D’autres te diront que les hommes, par la pression qu’ils exercent sur les femmes, agissent sur leur hormones et font que leur croissance est moindre, d’où la différence.
            Pour vérifier la pertinence de tel propos, il faudrait étudier les sociétés [dites « exotiques »] ou le matriarcat existe (car par d’existence de matriarcat dans les sociétés occidentales) pour voir si cela influe sur la corpulence de l’homme…

            Comme quoi, on peut toujours trouver l’argument contraire. Quoiqu’il en soit, comme de nombreuses personnes l’ont dit ici, égalitarisme a meilleur connotation que féminisme, pour tous les arguments cités sur cette page.
            Le meilleur reste quand même le respect mutuel sans oppression de l’une ou l’un sur l’autre.

        2. Aka

          J’en profite pour répondre par un exemple de proximité :
          (à la partie « De plus, étudiant à HEC, je peux affirmer que la proportion Homme/Femme dans l’amphi est à peut près de 50/50. Vous n’allez pas oser me dire que ces nanas qui sont pour la plupart absolument brillantes vont finir technicienne de surface, vendeuse en boucherie ou esthéticienne. » de votre commentaire suivant plus exactement).

          L’association HEC au féminin a sorti une étude il y a moins d’un mois sur le parcours professionnel des diplômés HEC en comparant notamment les carrières des hommes et des femmes sur plusieurs générations (jusque 2008). La version courte : les inégalités sont toujours là et elles sont importantes. Source : http://business.lesechos.fr/directions-ressources-humaines/les-diplomees-d-hec-freinees-dans-leur-carriere-64043.php?id=64043

          Alors oui, je réalise l’ironie de donner un exemple documenté + chiffré sous un post qui pointe l’absurdité de devoir en arriver là pour se rendre « crédibles » aux yeux de certains. J’en profite également pour dire à Jean Jean : je confirme, c’est fatiguant de toujours devoir prouver et expliquer que oui il y a des inégalités et oui il y a encore des choses à faire et oui je pense qu’agir aujourd’hui pour changer les choses ça a du sens et une utilité. Et enfin, que oui j’aimerais bien, de temps en temps, ne pas voir ma parole remise en question quand je dis ressentir le poids de ces inégalités au quotidien, et ce parce que vous bah vous les « sentez » moins (où sont vos chiffres ?).

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          1. Jean Jean

            Salut.

            C’est bien dommage de s’être arrêté à ce paragraphe là. Le suivant contenait effectivement le point central de ma réflexion. En résumé: « Le progrès est déjà en marche et tend à gommer les « inégalités ». Laissez le temps aux jeunes de grandir et d’arriver à ces postes clés. » Apparemment vous avez zappé.

            Premièrement. Je ne remet en aucun cas en cause vos « chiffres ». Moi je vous parle effectivement des jeunes gens qui sortiront dans les promotions suivantes en 2018 – 2028 (Si la terre existe toujours à cette date là :p). Personnellement, Je n’ai pas de boule de cristal, et vous ? L’article ici présenté ne nous donne aucune tendance selon les différentes question. Quid de l’évolution des postes et des fonctions des diplômés de 1978 à 1998 ?
            [2008 étant encore un peu prématuré étant donné qu’on est pas catapulté CFO à la sortie de ses études.]

            Deuxièmement, c’est toujours mignon de venir avec des chiffres et d’exiger que le contradicteur en produise aussi. Moi je n’arrive pas ici, pétri de certitudes, en vous disant que vous raconter des fadaises. Je viens ici avec des constats personnels, des exemples vécus tirés des expériences pro que j’ai eu le plaisir et le privilège d’effectuer. Qu’en est il des vôtres ? Qu’avez vous constaté effectivement en entreprise ?
            Avoir des chiffres c’est cool, même si on peut leur faire dire ce qu’on veut.
            Une carrière ne dépend pas exclusivement du fait qu’on soit une femme ou un homme. Elle dépend aussi et principalement des opportunités, de l’entreprise, des compétences du candidat, de son aversion ou non aux responsabilités, de son parcours personnel et familial.

            Troisièmement, et là je vais mettre les pieds dans le plat. Vous espérez quoi ? Que le monde du business – qui est un monde de requins même pour les hommes- devienne le monde des bisousnours ? Comment espérez vous le changer ?

            Les femmes que je prend en exemple ne sont pas arrivées Site controller, Site Director, Membre du CA de banques d’affaires, Directrice d’une chaire de recherche en finance, Cheffe d’une équipe d’auditeurs, Entrepreneuse à succès en se croisant les bras et en exigeant les mêmes droits que les hommes. Elles se sont battues, elles ont fait des sacrifices et elles ont prouvé qu’elles étaient les meilleures. Et ce à chaque fois devant un bande de mâles qui étaient moins compétents que ces dames ou ayant moins d’expériences.

            Si maintenant vous voulez parler d’évolution des consciences. A titre personnel, si ma compagne désir bel et bien fonder une famille et tout de même continuer sa carrière, je serais en effet prêt à débrailler et mettre ma carrière entre parenthèse pendant un temps pour lui permettre de s’épanouir professionnellement.

        3. Chloé

          Bonsoir,

          Tu dis qu’il faut laisser le temps aux jeunes générations d’arriver et de prendre la place. Très bien, je n’ai pas de boule de cristal non plus, mais je ne crois pas que le féminisme progresse. C’est un combat de plus en plus décrié dans les médias mais aussi dans les bouches des gens que je rencontre, c’est un combat perçu comme négatif voire inutile à l’heure où il y a des choses difficiles à gérer sur le plan économique.

          Sur le plan professionnel : Ce n’est pas que les femmes réussissent moins bien en études que les hommes. Dans les grandes écoles on voit de plus en plus de filles et dans mon campus de sciences po elles sont majoritaires. Mais ce n’est pas vraiment ça le problème : les filles ne sont pas moins bêtes que les garçons, si elles ont les capacités à rentrer dans une grande école elles sont prises. (et c’est vrai que ça a beaucoup évolué là-dessus, enfin… dans le domaine des sciences sociales et économiques parce que pour ce qui est des écoles d’ingénieurs… mais c’est un autre problème). C’est après les études que ça se complique. Parce que une femme qui délaisse sa famille pour sa vie professionnelle sera jugée, et même si elle ne se prend pas de répliques cinglantes dans sa vie quotidienne il y a une culpabilité qui existe et qui est ancrée, et qui n’est pas partagée par les hommes (parce que l’éducation conditionne les filles à se dire ; tu es une femme, tu veux avoir une carrière et une famille, il faut que tu assures sur tout les fronts, et que c’est moins vrai pour les garçons (beaucoup moins). Il y a les congés maternités qui font perdre certaines opportunités. Il y a le moment fatidique où on laisse passer la carrière du conjoint avant la sienne si il y a déplacement professionnel (parce que c’est l’homme donc c’est lui qui doit subvenir aux besoins de la famille). Les gens ne réfléchissent pas forcément de manière aussi caricaturale, c’est juste naturel, c’est ancré dans les moeurs et la culture. C’est ça, résumé simplement parce que la réalité est toujours complexe, qui creuse un fossé entre les hommes et les femmes, qui fait que les premiers montent et que les secondes heurtent ce que l’on appelle le « plafond de verre » (invisible parce culturel mais ancré dans les moeurs).

          D’accord les mentalités ont évolué… enfin tu me sembles optimiste lorsque l’on voit les relents sexistes que dégagent certains mouvements qui se sont soulevés contre le mariage gay ou les abcd de l’égalité à l’école, les débats à l’assemblée nationale sur l’avortement… Pour moi on est en régression. Pas sur que c’est demain qu’un homme pourra dire qu’il prend un congé paternité supplémentaire sans que l’on s’étonne, que ça semble anormal. Je disais que l’on était une majorité de filles dans mon campus de sciences po, par contre : majorité de mecs au BDE, dans les associations politiques les plus importantes, on laisse aux filles l’art et les pompoms. Certaines affirment même qu’elles sont là pour trouver un mari avec un bel avenir devant lui. Alors oui, excuse moi, je reste sceptique sur les nouvelles générations, dont je fais partie.

          Bien sur j’espère que tu as raison et que ça va s’améliorer tout doucement. Mais c’est juste que tu ne peux pas dire, non tu ne peux vraiment pas dire, qu’aujourd’hui ce n’est pas concrètement les hommes qui sont en position de force. Et tu ne peux peut-être pas le sentir au quotidien, sans doute pas… J’ai une jupe et des talons avec lesquels je ne peux pas sortir seule dehors, trop de remarques, de sifflets et de voitures qui s’arrêtent. C’est fou, en général je pense pas à tout ça, je ne ressens pas les différences que l’on fait entre les filles et garçons. J’ai beau être une fille pas bête, avec des convictions, une personnalité et une dignité… Mais quand je marche dans la rue on me regarde toujours comme un bout de viande.

          Le féminisme c’est une multitude de thématiques et certaines touchent certains des militants plus que d’autres. Je te jure, en connaissance de cause, que c’est utile.

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    1. fafa

      Jean jean

      Si tu étais une femme tu verrais comment ta carrière à études égales évolue, comment d’autres plus jeunes moins expérimentés te passent devant parce qu'(ils on une parie de testicules et pas d’ovaires. Parce que tu es mère, il est père… mais c’est toujours toi qui sera soit moins dispo pour le boulot, soit le boss penseras que tu l’es moins , et si tu veux monter tu devras être comme un homme (cf le look de Christine lagarde la femme qu a besoin d’avoir un lokoum d’homme pour être crédible dans une société dominée par les hommes)…

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  4. Sid

    Bon, je suis très souvent d’accord avec toi, mais là, pas trop.
    Je n’ai pas spécialement peur du mot « féministe », je me bats corps et âmes pour défendre la cause des femmes (j’ai même la chance d’avoir un petit ami de mon côté -la plupart du temps- à ce niveau), et pourtant, je refuse catégoriquement d’être catégorisée comme telle. Et oui, je préfère me considérer comme égalitariste.

    Pourquoi ? Peut être parce que les seules féministes que j’ai vraiment côtoyer dans la vraie vie étaient des extrémistes qui tendaient vers le femdom, des femens, et plein de choses que, moi, je ne trouvais pas très logiques lorsque l’on demande l’égalité, ce qui ne m’a pas donné spécialement envie d’intégrer le mouvement. Ou alors parce que celles (ou ceux), rencontré(e)s sur Internet étaient très souvent super agressifs pour la plupart et n’agissaient que derrière leurs écrans en ordonnant des chiffres, des preuves exactes, à chaque fois qu’on allait à l’inverse de ce qu’ils/elles affirmaient.
    Ou bien peut être suis-je juste encore prisonnière des réactions d’anciens « amis » qui considéraient les féministes qui « gueulaient bien quand elles voulaient mais ne refusent jamais un coup dans le c*l ».

    Donc voilà, c’est peut être con, mais je trouve que dans le cas du féminisme, les deux partis n’ont jamais vraiment crédibilisé la cause, et que si l’on veut paraître crédible aux yeux des autres, meiux vaut parler en tant qu' »égalitariste », plutôt qu’en utilisant un terme vraiment trop ancré négativement dans la croyance populaire.

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    1. Le Vilain

      Je t’assure que le féminisme n’est pas sale. Des gens agressifs, tu militantisme violent, tu en trouveras où que tu ailles (je suis sûr qu’on trouve même des égalitaristes violents). Après, et comme bien souvent dans le cas des luttes pour plus de droits, il faut considérer que le/ la militant/e possède une conscience aiguë des difficultés que rencontre la minorité à laquelle il/elle appartient (c’est le principe de l’engagement, un peu).
      Dans le cas des féministes, elles en prennent plein la gueule à la fois pour leur engagement et parce qu’elles sont des femmes ; c’est assez facile de constater qu’à chaque fois qu’une idée féministe est évoquée, un bon gros shitstorm ne tarde pas à suivre. Ceci posé, je ne m’étonne pas que certaines réagissent de manière agressive. Si moi-même, en tant que chauve, je me subissais à cause de ma calvitie ce qu’elles peuvent subir (par exemple parce qu’elles revendiquent de s’habiller court sans se faire toucher le cul), je deviendrais rapidement violent, je crois.

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      1. Sid

        Non mais j’ai jamais dit que c’était sale.
        Après, c’est vrai, tu as raison, des extrêmes, y’en a eu et y’en aura partout (un des exemples qui me vient directement en tête est celui des Black Panthers), mais voilà, même si c’est proprement insupportable et vraiment rabaissant d’entendre jusqu’à son entourage proche dire « non mais c’est normal qu’on vous tripote, c’est un geste amical » (true story), ou les réactions habituelles « ter une pute lol tu tabille kom une pute apl au viol mdr », « l’avortement cer pas normaaaaaal », etc… je pense qu’il y a clairement d’autres moyens que de devenir violente. Et moi c’est cette violence qui me rebute vraiment (genre, je supporte absolument pas le terme « chienne de garde ») et fait que je n’arrive pas à ressentir une quelconque appartenance avec ce mouvement.

        Je pense que le jour où on arrêtera de considérer le féminisme comme un extrémisme, là oui, j’aurais l’impression d’y appartenir. Mais pour l’instant, je me sens mieux à me considérer comme une égalitariste, qui croit, non pas en une égalité parfaite, mais en une complémentarité qui mettra femme et homme au même niveau.

        Par ailleurs, je trouve ça dommage de ne pas avoir cotôyé plus de personnes comme vous par le passé, qui arrivent à défendre la cause tout en restant logiques et posés, ça m’aurait peut être aidée à en avoir une opinion différente.

        Répondre
        1. Sid

          (ps : je ne crois pas que la complémentarité/égalité existe aujourd’hui et suis parfaitement consciente du sexisme que je vis tous les jours, hein. J’y aspire juste.)

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          1. Nepsie Auteur de l’article

            Je comprends parfaitement qu’on n’aime pas le comportement de certaines féministes mais ce sont juste des groupes (voire des groupuscules) ou juste des personnes qui sont comme ça, même en dehors du féminisme. En aucun cas ces personnes ne représentent la cause.

            Moi aussi au début je me suis étonnée de voir de l’agressivité chez certaines mais dès qu’on parle de ce sujet, dès qu’on ose aborder certaines inégalités on va te demander des chiffres, minimiser ce qu’on te dit, te rabaisser.

            Si déjà tu es consciente des inégalités il y a de quoi s’énerver qu’on te traite de la sorte 😀

            Je ne sais pas si tu parviens à rester calme face aux inepties que tu écris dans ton message mais je pense personnellement que j’aurai du mal. Est-ce que j’ai envie que ça serve d’exemple pour la cause ? Justement, non.
            Pourtant c’est à toi que les gens vont faire du mal en soutenant que c’est amical, en refusant d’accepter que non mettre une main au cul c’est pas normal et que tu as ta dignité, tu as le droit au respect.

            Bref, si je ne cautionne pas la violence je la comprends. On ne peut pas demander à quelqu’un de tout subir sans broncher car ça relève encore pour moi de l’oppression.

            Pour le truc de se dire féministe ou non, après je ne jetterai pas la pierre, je suis passée par là. J’ai aussi tendance à penser qu’une fois sensibiliser on ne peut pas faire machine arrière et arrêter de voir ces inégalités donc je préfère voir des égalitaristes que de sceptiques 😉

  5. Miaouss

    Super post qui résonne avec moi, combien de fois je vois « Anti féministe, pro égalitarian » ou bullshit du même sens ? Désolée mais si la personne est assez bête pour penser que féminisme = Bouh, pas beau, extrémisme ben c’est son problème. Ou encore « Ben oui mais les « mauvaises » féministes (comme tu en parle) donnent un mauvais exemple » que voulez-vous que je vous dise ? Utilisez votre sens critique.

    Etre féministe ça ne veut pas dire détester les hommes, vouloir plus de droits, les dénigrer, penser qu’ils n’ont aucun problèmes, oublier le racisme, homophobie etc.

    Et un tas de problèmes des hommes pourraient être réglés grâce au féminisme car si on arrêtait de rendre toutes les choses « féminines » négatives pour les hommes, on aurait peut-être plus d’hommes aux foyer, des hommes qui s’habillent comme ils le souhaitent ou n’ont pas besoin de jouer aux durs sans sentiments et ridiculisés quand ils subissent des abus de leur conjointe.

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      1. Miaouss

        Merci à toi ( et tous les autres bloggers ) pour cet afflux de billets féministes, c’est parlant et ça touche pas mal de monde 😀

        J’approuve à 100%, surtout que c’est la première fois que je vois parler (en bd fr) d’égalitarianisme ou humanitarianisme (super chiant à écrire en plus de ça)

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  6. Marie-Eve

    J’ai du mal à voir pourquoi tu rougis du choix d’employer plutôt le mot égalitarisme, qui me semble plus adapté que féminisme, mais peut-être est-ce parce que je me suis toujours senti égale et que dans ma vie quotidienne jamais au grand jamais je n’ai subi le moindre tord du fait d’être une femme, même si je sais que ce n’est pas le cas de toutes et que je suis sans doute particulièrement chanceuse (et pourvue d’un mari bien-aimé qui ne m' »aide » pas dans les tâches ménagères mais prend tout simplement sa part, qui est égale voire souvent un peu plus importante que la mienne).

    C’était la plus longue phrase de toute ma vie !

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    1. Miaouss

      Moi aussi je me sens relativement égale dans la vie de tous les jours mais il ne faut pas oublier que:
      – On ne voit pas/oublie beaucoup de sexisme quotidien, ça peut être subtile
      – Il ne faut pas oublier les moins chanceuses !

      Mon compagnon est très respectueux mais ça n’empêche pas qu’on est souvent trop représentés par des hommes, dirigés par des hommes et que c’est dur de faire sa place en tant que femme dans certains postes sans qu’on nous balance notre statut de femme constamment. Je pensais éviter ça mais travaillant dans l’informatique on pense souvent que je suis la secrétaire ou certains de mes camarades vont automatiquement demander de l’aide à un homme plutôt qu’à moi quand j’ai la réponse. (Pas tout le monde le fait heureusement).

      Et là contre argument: Les hommes aussi sont en minorité dans certains jobs, ben oui je suis d’accord ! Arrêtons d’assimiler la douceur avec les enfants à un trait féminin uniquement (tiens ça arrange bien les choses de ceux qui argumentent que les femmes devraient rester au foyer), ou de remettre en question la sexualité de chaque coiffeur (car pour faire un métier de femme, il faut aimer les hommes ??).

      Sinon j’avais trouvé une citation qui résume bien l’égalitarianisme : Un égalitarianiste, quand il voit une balance avec 3 poids d’un côté et 5 de l’autre, il en rajoute un sur chaque.
      Pour moi, abandonner le nom féminisme pour égalitarianisme c’est ignorer que les femmes sont quand même toujours en galère aujourd’hui, le concept est bon mais l’approche non à mon avis.

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    2. Nepsie Auteur de l’article

      J’en ai rougi parce que je ne comprenais pas le féminisme. En le comprenant j’ai pris conscience de ce qu’il avait fait et ce qu’il pouvait encore faire.

      (Ouh,ben Miaouss a bien argumenté à ma place, super ! Merci Miaouss !)

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  7. Babelweb

    Ce qui est drôle et qui répond peut-être en partie à la défiance que peut causer le mot « féminisme », c’est que tu l’associes à d’autres luttes : racisme, sexisme, … où le même suffixe vient connoter négativement.

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    1. Nepsie Auteur de l’article

      Quid du masculinisme alors ? :p

      Je pense qu’il faut prendre le féminisme comme un combat « contre la condition subie de la femme » même si de prime abord c’est pas facile à comprendre avec ce mot.

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  8. Luma

    C’est important de revendiquer le mot féminisme pour défendre l’égalité de droits entre hommes et femmes, pour justement ne pas laisser ce mot entre les mains d’extrémistes et de sexistes. Le féminisme a été une avancée majeure dans notre société et n’a pas encore atteint son but égalitaire, je ne vois pas pourquoi on laisserai les gens cracher sur ce thème et le charger de toutes les visions négatives qu’ils n’osent plus jeter sur les femmes… grâce au féminisme justement.

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  9. Amandine

    « Le féminisme est un ensemble d’idées politiques, philosophiques et sociales cherchant à définir, promouvoir et établir les droits des femmes dans la société civile et dans la sphère privée. Il s’incarne dans des organisations dont les objectifs sont d’abolir les inégalités sociales, politiques, juridiques, économiques et culturelles dont les femmes sont victimes. »
    Bon ok ok c’est wikipédia… N’empêche, à ce moment là, quelle femme n’est pas féministe? Laquelle d’entre nous ne veux pas être libre? Je pense que le féminisme prend progressivement un nouveau sens (faux bien entendu) plus ou moins conscient où les femmes ne se satisfont plus d’être à l’égale des hommes mais souhaitent aussi les dominer, parfois par vengeance.
    Et vous avez le droit de ne pas être d’accord bien entendu mais il me semble que la société valorise de plus en plus la féminité, elle devient matriarcale. Tout se qui se rapporte au masculin est associé au machisme, alors même que les comportements masculins et féminins sont de plus en plus proches… Je ne sais pas si ce que je dis est clair…
    Je suis une femme, je tiens à mes droits mais j’ai peur que dans cette quête à l’égalité à tout prix (qui je pense est impossible), on nous pousse à piétiner les hommes. Et ils ont tout autant d’intérêt dans la société que les femmes, qui sont passées de « bonnes à tout faire » au sexe survalorisé et constamment défendu.
    Si je dis que l’égalité est impossible, c’est parce qu’il y aura toujours des petits « couacs », comme le fait que jusqu’à preuve du contraire un homme ne portera jamais d’enfant pendant neuf mois. C’est ainsi et ce sont nos différences qui permettent une certaine complémentarité, notamment dans l’éducation des enfants. Mes paroles peuvent sembler « vieux jeux » mais toutes les bonnes vieilles recettes ne sont pas forcément à jeter à la poubelle (ou du moins pas entièrement..)
    Je suis issue d’une famille nombreuse, deux de mes frères aînés sont en ménages, ils assument autant leur part de tâches ménagères ou leur rôle de parent que leurs compagnes. Pour la majorité des personnes, la notion d’égalité homme/femme est plutôt bien intégrée, et comme le dis Jean Jean, il faut être patient pour en voir les effets à long terme! Parce que oui, les sociétés, et surtout les mentalités, n’évoluent pas à vitesse grand V! On ne façonne pas un esprit en 5 minutes comme un vulgaire morceau de beurre ramolli…
    En ce qui concerne la violence faite aux femmes, il est vrai qu’elle est visible et doit être combattue!! En revanche, il existe bel et bien une violence faite aux hommes, plus discrète. Vous n’êtes pas sans savoir que les mots ont autant d’impact que les gestes, il peuvent aussi faire mal et ce n’est pas une pratique réservée aux hommes.
    La société par le biais des médias fait une propagande monstre sur des tas de sujets que je ne citerai pas au risque de me faire lyncher. A chaque fois cela part d’une bonne intention, des personnes qui sont en situation de faiblesse qui souhaitent être protégées, après ça déborde et on ne contrôle plus rien… Ceux qui se révoltent contre ces débordements sont moqués et parfois insultés. En fait il ne s’agit pas que de féminisme ou d’égalitarisme, le problème est beaucoup plus vaste et étendu, malheureusement…

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    1. Nepsie Auteur de l’article

      Bonjour Amandine,

      Je n’ai pas envie de te convaincre mais je tique sur la notion de féminité que tu trouves de plus en plus valorisée. Peut-être que ça donne cet effet là, oui, mais cela me semble une fois de plus être une oppression. La féminité on nous la vend, on l’impose comme modèle dominant pour les femmes. Oui, et si ça ne me convient pas ?

      Je n’ai pas besoin que l’on me mette dans une petite case, aussi jolie soit-elle d’apparence. Je veux juste être libre et ne pas être jugée selon mes actes parce que je suis une femme.

      Oui, biologiquement le sexe féminin porte l’enfant mais c’est un droit, là encore. Je veux ce droit, je veux avoir le droit de choisir, le droit de ne pas subir d’inégalités si je porte un enfant, le droit de ne pas subir de jugement si je n’en porte pas.

      Bref, je suis très heureuse que dans certains milieux (le tien, celui de Jean Jean) les inégalités sexistes n’existent pas ou ne se voient pas. Ce n’est pas pareil partout et oui il faut continuer à se battre contre ça.

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  10. Sophie

    Merci Nepsie! Ton post m’a fait penser à deux articles que j’avais lus il y a un moment, et qui reprennent complètement ce que tu décris:

    http://cafaitgenre.org/2013/08/29/arguments-anti-feministes-3-tu-donnes-une-mauvaise-image-des-feministes/
    http://cafaitgenre.org/2013/09/02/arguments-anti-feministes-4-on-devrait-se-debarrasser-du-terme-feminisme/

    Je pense que les gens qui ne sont pas féministes rentrent dans 2 catégories:
    – les gens qui ne comprennent pas/ne savent pas ce que c’est
    – les gens qui ne voient pas d’oppression dans le système actuel et/ou s’en satisfont très bien

    Malheureusement, il n’y a pas plus aveugle que celui qui refuse de voir. Et je crois qu’il y a une loi théorique qui dit en substance que « tout commentaire sous un article/un post traitant d’un sujet féministe finit par justifier l’existence du féminisme.

    J’invite les « innocents » pour qui la violence de genre est un mythe à aller voir le hashtag « YesAllWomen » sur twitter, ou le tumblr jeconnaisunvioleur.tumblr.com/ pour se faire une petite culture perso.

    Merci en tous cas d’avoir pris la peine d’illustrer tes propos et couru le risque d’une « shitstorm » sur ton blog. J’aime beaucoup ce que tu fais, et je te souhaite toute la réussite possible!

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  11. Tchoupi

    Je commence depuis très peu de temps à, non pas à m’intéresser au féminisme – dans la mesure où je n’irais pas faire de recherches là dessus – mais disons à être ouverte là dessus – dans le sens où si je tombe sur un article parlant de ça, je prendrais le temps de lire.
    A comprendre un peu mieux aussi. A être d’accord, parfois. Mais c’est vrai que tout ça me parait assez distant parce que je n’ai jamais ressenti, dans ma vie personnelle, cette inégalité. J’ai eu quelques gestes ou paroles déplacés de certains hommes (mais on ne m’a jamais touchée, mercimondieu) mais assez rares pour que je mette ça sur le compte de détraqués. Je n’ai pas fait de grandes études et j’ai assez peu travaillé mais je n’ai jamais ressenti de problème lié à mon sexe dans le domaine professionnel.
    Ça ne veut pas dire que je n’ai pas conscience de ce problème dans la société, seulement, j’imagine que j’en ai conscience à moindre échelle. Du coup, j’ai plus de mal à me sentir concernée.

    Mais ça commence, malgré tout, depuis un an ou deux. Grâce à des personnes comme toi. Qui parle de ce sujet de manière posée et simple. Grâce aux témoignages (Jack Parker par exemple).
    Je m’immisce dans cette cause à pas de fourmi. Et c’est compliqué. Parce que je suis plus sensible à certaines remarques qui avant, me seraient passées au dessus. Sauf que bien que je les remarque aujourd’hui, je suis incapable de réagir. Je ne saurais pas trouvé les mots pour manifester mon désaccord et l’expliquer. Pour dire que non, c’est pas normal d’avoir ce genre de réaction. Alors je me tais, j’écoute et j’apprends.
    Et c’est pas évident.

    J’ai 27ans et je commence seulement à prendre conscience de tout ça. Seulement maintenant.

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  12. Lilac

    J’étais un peu dans l’extrême inverse, quand j’étais petite je voulais étriper les garçons qui m’interdisait de jouer au foot.

    Sinon pour ce qui est de pas pouvoir ouvrir la bouche quand tu entends une énormité sans être immédiatement considérée comme une espèce de porte-parole hystérique, mes réactions préférées (et auquelles tu ne peux pas réagir agressivement comme tu l’expliquais) sont :
    – le levage des yeux au ciel (oui oui c’est ça, cause toujours gogole)
    – le « t’as pas d’humour ! »
    – le « rhoooo ça va c’est bon… »

    Le pire (que j’ai très rarement rencontré heureusement), c’est quand tu fais un boulot à majorité masculine et qu’on te soupçonne d’être traitée avec plus d’indulgence que les autres, parce que, quand même, t’es bien gentille mais on va pas te demander d’être super compétente en informatique/maths/électronique (etc…), non plus ! Cette impression de devoir faire ces preuves en permanence, sans droit à l’erreur parce que sinon on fait de ton échec la preuve que 50% de l’humanité n’a pas de cerveau, c’est usant ! (et les collègues hommes traités de feignasse parce qu’ils vont chercher les gosses à l’école, ça me saoule aussi, c’est ça aussi le féminisme !)

    Désolée de m’enflammer autant, mais merci de développer ce sujet là en tout cas !

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  13. Floralyse

    Je fais également partie de celles qui ne sont pas vraiment touchées par ce genre de remarques ou de comportements anormaux. Cela dit je ne nie pas qu’ils n’existent pas.
    Je ne me revendique pas « féministe » ou de tout autre mot en « -iste » je suis juste un(e) individu. Je ne me bat pas à l’échelle nationale, beaucoup d’autres le font bien mieux que moi (chacun sa spécialité ^_^), je travaille à mon échelle, dans ma petite vie de tous les jours et auprès des gens que je côtoie. Je corrige, j’ajuste, j’explique, j’informe, je fais réfléchir mais je n’impose pas.

    Si il y a bien une remarque que je pourrais faire, fondée ma petite expérience, c’est que la grande majorité des « comportements » (paroles, actes ou autre) sexistes que j’ai pu observé sont menés par … des femmes. Et ça, c’est bien triste…

    D’un autre côté, en discutant avec chéri-chéri, j’ai pu me rendre compte de l’autre versant de la pièce, puisqu’il n’y a pas que du sexisme envers les femmes mais aussi envers les hommes. Compliqué tout ça :s

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  14. Ping : Féminisme ou égalitarisme ? | Genres de lectures

  15. L-B

    Félicitation pour ce post honnête et comme aussi courageux ! Ca fait un moment que je traîne par ici et je trouve ça toujours intéressant. Pour une fois j’apporte mon grain de sel, en voyant un certain nom d’école cité plus haut.

    Autre « étudiante HEC » (le mot de passe pour s’imposer Jean Jean ?), j’ai pour ma part fait mon mémoire de master sur la compatibilité de la maternité et d’une carrière de manager.

    Surprendrais-je en disant que là aussi, les inégalités sont fortement présentes ?
    Or, si on ne veut pas finir à des taux de fécondités durables à 1,2 (les décroissants seraient contents remarque, mais ça risque de sérieusement piquer au passage), il en faut bien, des gamins.
    Remarque : Celles qui ne veulent pas faire d’enfants ont tout à fait le droit de ne pas en faire. Mais ce qui se passe, en Allemagne par exemple, c’est bien que les inégalités de genre découragent, voire dégoutent, les femmes diplômées de l’idée de maternité, et ça, c’est très dangereux à mon sens, et aussi un peu triste.

    Donc même si, je confirme, on est bien plus ou moins 50-50 dans l’amphi, on est loin d’être égaux une fois l’école quittée. Comme toutes ces étudiantes américaines qui , diplômées d’harvard et autres, se retrouvent mères au foyer. Si si, ça arrive plus qu’on ne le croie, et c’est un très gros gâchis de cerveaux.

    Encore merci pour le travail Nepsie !
    Bon courage,

    LB

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  16. Amy

    C’est très bien dit et illustré. Je découvre ton blog et j’aime bien ton style ^^
    Au niveau du féminisme tu as bien pointé les choses. Mais c’est toujours utile de faire un article pour expliquer même une énième fois. Bonne continuation 🙂

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  17. Mathilde

    Coucou Nepsie.

    Je te soutiens complètement. Je crois qu’on ne peut pas dénigrer le féminisme une fois qu’on se renseigne vraiment dessus. Il y a ensuite plusieurs courants, à chacun-e de choisir (ou pas) le sien. Mais la base est la même, et elle en vaut le coup. Comprendre le féminisme a changé ma vision du monde, de moi-même et des autres. Et ça fait un bien fou.

    Je recommande vivement à ceux et celles qui le veulent la lecture de l’anthropologue Françoise Héritier. Dans son livre en 2 tomes ‘Masculin/Féminin’, elle aborde une foule de questions à ce sujet (mythe du matriarcat, fécondité, taille des femmes, contraception, règles,…). C’est tout simplement passionnant ! Une petite interview d’elle ici :
    http://1libertaire.free.fr/FHeritier05.html

    Bon courage Nepsie ! 🙂

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  18. marie-henriette

    Wouah, en lisant cet article je me suis tout de suite dis qu’il décrivait aussi un peu mon parcour. C’est vrai que quand on est enfant ou jeune ado on se dit que les féministes ne sont que des tarées détestent les hommes et aiment crié seins nus. On croit que le sexisme, l’injustice, la violence faite aux femmes ça n’existe que dans les films qu’on ne vivra Jamais ça puis on lit des articles on s’informe de plus en plus et on se rent conte qu’on avait complètement tort et qu’être féministe… Ce n’est pas Hypra marrant et folichon mais c’est utile et sa fait avancé les choses (un petit peu). Alor je voulais vous remercier car c’est grace aux gens comme vous que je sais ce que c’est qu’être une féministe et d’en être fière.

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